Les concepts clés

Dividend Discount Model

Même si certains auteurs ont tendance à estimer que les formules basées sur les dividendes ne peuvent s’appliquer qu’aux entreprises cotées en bourse, cette méthode peut, en l’espèce, constituer au minimum un moyen de recoupement, même s’il y a lieu de reconnaître le caractère quelque peu arbitraire du dividende de départ.

Il s’agit de déterminer la valeur actuelle des encaissements futurs de l’actionnaire et d’ainsi calculer la valeur d’une rente perpétuelle égale aux dividendes futurs, après prise en considération du taux de croissance de ceux-ci. Un changement à priori relativement insignifiant dans la croissance future présupposée des dividendes conduira souvent à un grand changement dans la valeur estimée.

L’estimation des dividendes implique, pour les sociétés non cotées, une analyse, mutatis mutandis, similaire à celle effectuée lors de l’estimation des “cash flow libres” en intégrant en sus, la politique d’endettement de la société ainsi que sa politique de distribution. En pratique, pour l’application du DDM, on se base sur la politique existante en matière de dividendes.

Cette méthode n’est en général appliquée qu’aux sociétés bénéficiaires pratiquant une politique de distribution de dividendes relativement stable et pour lesquelles on peut raisonnablement estimer les dividendes futurs sur un horizon donné. Les dividendes sont escomptés sur la base d’un taux d’actualisation qui tient compte du risque pour l’actionnaire. Ce taux est dans la pratique généralement fixé sur la base du CAPM (Capital Asset Pricing Model), MEDAF en français (Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers).

Un grand inconvénient du DDM est qu’il ne peut être appliqué de manière rationnelle aux jeunes entreprises de croissance qui ne distribuent pas encore de dividendes ni dans un futur proche.